La Fondation Samilia s’engage dans le projet PEPS, qui démarre en mars 2026 et se déploiera jusqu’en février 2028. Pendant deux ans, ce projet entend renforcer la prévention de l’exploitation sexuelle des enfants en Belgique et en France.
Porté par DEI/ECPAT Belgique, le projet PEPS rassemble, aux côtés de la Fondation Samilia, l’Administration générale de la Jeunesse (AGAJ, Belgique), le SPF Justice (Belgique), Esperanto (Belgique), ECPAT 360 (France), Koutcha (France) ainsi que la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite (France).

Crédits: photo libre de droit, Pexels (Magwood)
État des lieux
L’exploitation sexuelle des enfants constitue une forme de violence encore largement sous‑détectée et dont la prise en charge demeure fragmentée entre les secteurs de l’aide à la jeunesse, de la santé, de la police et de la justice. En Belgique francophone, les victimes identifiées sont de plus en plus jeunes, âgées de 12 à 16 ans, parfois moins. Une part importante des mineur·es exploité·es avait déjà été en contact ou suivi·e par les services d’aide à la jeunesse. Nombre d’entre elles et eux ne se reconnaissent pas comme victimes, ce qui complique encore la détection et l’accompagnement.
Si le phénomène est en augmentation, il reste en grande partie invisible : les données statistiques ne reflètent que la partie émergée de l’iceberg. Les professionnel·les de terrain soulignent un manque de formation et de ressources pour identifier les situations d’exploitation. Par ailleurs, les nouvelles technologies ainsi que les effets de la crise du Covid ont contribué à renforcer cette invisibilisation.
En France également, les signalements et demandes de placement liés à la traite et à l’exploitation sexuelle connaissent une hausse marquée. L’âge moyen des victimes diminue, et les réseaux d’exploitation impliquent fréquemment d’autres jeunes. Là aussi, une proportion importante des victimes était déjà suivie par les services de protection de l’enfance ou de la jeunesse.
Notre réponse : le Projet PEPS
Le projet PEPS vise à renforcer la protection de l’enfance en Belgique et en France face à l’exploitation sexuelle des mineur·es. L’objectif est de favoriser la coopération entre les secteurs de la justice, de la police, de la santé et de l’aide à la jeunesse, en facilitant l’émergence de collaborations durables entre professionnel·les. Le projet mise sur le partage de pratiques et l’intelligence collective pour améliorer les réponses de terrain.
PEPS place également les enfants au cœur de son action, en reconnaissant leur expertise et leurs droits dans la construction des outils de prévention. La démarche vise à développer des réponses plus rapides, cohérentes et adaptées à leur réalité.
Au-delà des actions de terrain, le projet ambitionne un changement structurel. En réunissant les expertises belges et françaises, PEPS souhaite devenir un modèle de protection intégré et reproductible à l’échelle européenne.
Les activités prévues

Les points de vue et les opinions exprimés sont toutefois ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de la Commission européenne . Ni l’Union européenne ni l’autorité de subvention ne peuvent en être tenues pour responsables.



